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L’éjaculation prématurée : Les dernières données

mars 11, 2016 11:40 relation homme précoce

L’éjaculation prématurée concernerait au moins 30 % à 40 % des hommes. Aux origines, l’homme, comme la plupart des primates supérieurs, a été programmé pour éjaculer quelques dizaines de secondes après la pénétration. Se reproduire vite et bien représentait le but ultime du coït des mammifères, quasi tous « éjaculateurs précoces ». De nos jours, cet orgasme rapide engendre un réel problème de couple, car l’union sexuelle est une forme de communication amoureuse où l’harmonie entre les partenaires est précieuse.

Selon le sexologue Jean-Yves Desjardins, il existe deux catégories d’hommes éjaculateurs prématurés :
• Plus de 80 % d’entre eux, qu’il nomme : « purs sangs », représentent des hommes en pleine santé, à fort désir, possédant une érection rigide, et qui jouissent vite.
• Moins de 20 % des hommes présentent des faiblesses psychologiques ou physiques qui génèrent une forte anxiété, et par conséquent une éjaculation précoce.
Beaucoup de facteurs prédestinent un homme à se contrôler difficilement : le réflexe génétique, une accoutumance à la décharge rapide des tensions sexuelles lors de la masturbation (par peur de « se faire prendre »), un manque d’apprentissage et de connaissance de soi, une vie trop stressante, l’anxiété ou l’angoisse de performance, etc. Il ne faut pas oublier le rôle des femmes, certaines étant directement à l’origine du problème de leur compagnon en affichant des comportements de défi, d’exigences, de reproches, d’humiliation et d’autoritarisme. Face à ces facteurs, l’homme n’aura inconsciemment pas envie de prolonger le contact sexuel, et son corps y répondra rapidement.

De fait, certains hommes qui trouvent une partenaire compréhensive (maîtresse ou nouvelle femme), ne leur inspirant ni peur ni stress, recouvrent miraculeusement une bonne capacité à gérer l’excitation et la durée du rapport. Cela démontre le rôle déterminant de la partenaire dans l’amélioration de la santé sexuelle et la réussite d’une éventuelle thérapie.
La compagne d’un homme éjaculateur précoce peut traverser une ou plusieurs de ces cinq étapes :
• Phase n° 1 : la compréhension et la coresponsabilité
Elle tente de rassurer son partenaire : « Ça va s’arranger. » Elle se veut compréhensive et s’accuse parfois de maladresses qui pourraient provoquer le trouble. Elle peut même douter de son éventuelle frigidité, puisque l’homme parvient à l’orgasme, et pas elle.
• Phase n° 2 : l’impatience-agressivité
Dans un climat conjugal de plus en plus tendu, elle exprime une impatience à la hauteur de sa frustration, qu’elle verbalise à travers des reproches frisant parfois l’agressivité. Il faut réagir d’urgence et crever l’abcès en consultant au plus tôt un spécialiste.
• Phase n° 3 : la démission et la résignation
Déçue par les échecs à répétition, elle démissionne. Son désir sexuel se réduit comme une peau de chagrin. La tendresse pour son compagnon se teinte d’une forme mélancolique d’amertume, voire à terme de mépris.
• Phase n° 4 : l’infidélité (non, mais nous le précisons dans la phrase chapeau introduisant l’énumération)
Dans les bras de son amant, la femme mesure tout le temps perdu et l’incapacité de son partenaire à la faire jouir. Le pronostic de l’évolution du couple est très mauvais. Une femme qui s’abandonne sexuellement risque de s’engager sentimentalement dans une nouvelle relation.
• Phase n° 5 : la rupture
La femme se montre quasi phobique devant toute forme de contact tactile avec son partenaire. Il n’y a plus d’espoir de reconstruction d’un lien sexuel entre les deux protagonistes. Le point de non-retour paraît définitivement atteint. À ce stade, l’homme peut toujours entamer une thérapie, mais elle ne bénéficiera qu’à une nouvelle partenaire.
Ce schéma d’évolution montre à quel point la médecine doit prendre au sérieux la demande des patients exprimant ce trouble. Aujourd’hui, il n’existe pas de médicament réellement efficace pour traiter l’éjaculation précoce, et même ceux de dernière génération ne représentent que de piètres béquilles. Toutefois, pour les hommes les plus anxieux, la prescription temporaire de ces médicaments inhibiteurs de la recapture de sérotonine, associée à une théorie comportementale durant la période d’apprentissage, peut se révéler une aide ponctuelle. Il faut savoir qu’un traitement exclusivement médicamenteux n’apporte que très peu de résultats.

À vous de jouer !

Les hommes ne peuvent pas physiologiquement maîtriser leur éjaculation qui s’assimile à un réflexe. En revanche, ils peuvent dominer et apprendre à canaliser leur excitation sexuelle. Il est possible d’acquérir cette maîtrise en réalisant un apprentissage quotidien de quelques minutes, chez vous, en seulement quatre à cinq semaines. Nous vous conseillons une thérapie brève cognitivo-comportementale assez simple, comme celles de ce site. Elle offre l’avantage de prendre en compte l’ensemble des facteurs qui provoquent ce trouble et est à la portée de tous, y compris d’un homme seul.

La durée du coït moyenne est de 7,3 min (*1). Un constat dressé par la Society for Sex Therapy and Research corrobore effectivement que la durée idéale de pénétration intravaginale pour contenter les deux partenaires varierait entre 7 et 13 min. Cette durée est différente pour chaque couple et le temps idéal désiré par les partenaires reste totalement subjectif. C’est un fait, certaines femmes ne raffolent pas des rapports trop longs. Il est donc nécessaire de communiquer et de trouver les solutions ensemble, car il y a peu de chances que cela s’arrange tout seul. N’oubliez pas que le dialogue est la clé de toute relation : parfois, les hommes ignorent qu’ils éjaculent trop rapidement puisqu’ils ont toujours fonctionné comme cela. Nous ne disposons pas toujours de toutes les informations et connaissances sur la sexualité et rien ne va de soi. Si la partenaire n’ose pas signaler ses frustrations, la séparation du couple risque, elle aussi, d’être précoce.

(*1) Moyenne établie par le Dr. Irwin Goldstein en 2005.