Qui de l’homme ou de la femme possède la sexualité la plus « inflammable » ?

La femme érotise le chemin, tandis que l’homme jouit de la destination. L’empressement et le temps consacré à l’acte s’avèrent inconsciemment différents entre les deux sexes.

Comment fonctionne la sexualité masculine de manière générale.

La sexualité masculine semble formatée pour une décharge rapide. En effet, dans la nature, les primates présentent, en règle générale, des copulations en un minimum de temps afin de se reproduire rapidement et d’éviter ainsi les prédateurs. L’homme n’échappe pas à la règle, c’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquels environ 30 % d’entre eux éjaculent précocement. La moyenne du temps de pénétration pour un homme est de 5,4mn (*1). Archaïquement, un homme apparaît comme un « Guillaume Tell » visant droit dans la pomme. Il tire à l’instinct, le plus vite possible, pour évacuer ses tensions sexuelles.

Et la sexualité féminin alors ?

La femme quant à elle, aime en règle générale découvrir mille et une sensations dans un crescendo plus progressif, sauf si elle se laisse aller à une pulsion lors d’une passion dévorante, ou bien si elle présente un trouble de l’intimité, ou encore une perte de sentiment.

Elle s’embrase peu à peu pour exploser en un orgasme intense (quand elle le peut car elle ne sont que 44% de femmes à l’obtenir souvent ou toujours, 31% régulièrement et 25% rarement ou jamais) (*2). Certes, le plaisir féminin semble compliqué, du point de vue du masculin. Assez pour que ce dernier se sente particulièrement distingué dans sa virilité lorsque sa partenaire parvient à la jouissance. Or il saura d’autant mieux l’accompagner si celle-ci lui montre le chemin.

Mesdames, mesdemoiselles, faites d’avantage preuve d’égoïsme durant vos rapports sexuels !

C’est pourquoi nous conseillons aux femmes de faire d’avantage preuve d’égoïsme et d’expressivité quand elles font l’amour ! Elles doivent se sentir à l’écoute des réactions de leur propre corps. Car c’est un fait avéré, la plus belle gratification qu’elles offriront à leur compagnon sera de prendre du plaisir avec lui… Dans cet échange lent et progressif, où la femme réclame de l’attention, l’homme a toutes les chances de mieux retenir et canaliser son excitation, et donc d’apprendre à éjaculer moins vite.

Faire l’amour est une danse à multiples tempos

Le terme coït signifie « aller ensemble ». Faire l’amour doit donc être une danse durant laquelle les partenaires se laissent aller sur le même tempo. L’accord parfait est peut-être rare, néanmoins, nous pouvons tous suivre cette partition. Voilà pourquoi il est préférable de signaler les fausses notes dès les premiers accords. Ensuite, à chacun sa petite musique : longs préliminaires, va-et-vient longs et lents ou vigoureux et brefs. Au fil du temps, l’acte sexuel peut encore évoluer allegro et changer de rythme au gré des fantaisies.

(*1) Waldinger M, Quinn R, Dilleen M et al, Multinational Survey of intravaginal ejaculation latency time Med 2005 ; 2 :492-497

(*2) Enquête Internet d’Elisa Brune : auteur de « La révolution du plaisir féminin. » Ed Odile Jacob.